Donald Trump a offert vendredi à Vladimir Poutine un accueil digne des grandes cérémonies d’État, marquant le retour spectaculaire du président russe sur la scène internationale.
Peu après 11 h locales, sous un ciel gris, les deux dirigeants ont atterri sur la base militaire Elmendorf-Richardson, à Anchorage, en Alaska. Tapis rouge, garde d’honneur, survol de chasseurs et d’un bombardier furtif B-2 : la mise en scène était millimétrée.
À sa descente d’avion, Vladimir Poutine, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale et sous le coup de multiples sanctions, a été accueilli par un Donald Trump souriant et brièvement applaudissant. Poignée de main énergique, échanges cordiaux et gestes amicaux se sont succédé devant les caméras, sans que leurs propos soient audibles.
Ce déplacement du président russe aux États-Unis, inimaginable sous la présidence de Joe Biden, illustre le virage diplomatique de Donald Trump, qui rompt avec la ligne pro-Ukraine de son prédécesseur et choisit une réception en grande pompe pour son homologue.
L’accueil a suscité de vives réactions. Les opposants au président américain y ont vu un signe de déférence excessive envers le Kremlin, tandis que ses partisans ont salué une démonstration de puissance militaire destinée à impressionner un maître dans l’art de la pression psychologique.
Interpellé par une journaliste sur les frappes contre les civils, Vladimir Poutine est resté silencieux avant de rejoindre, aux côtés de Donald Trump, la limousine blindée présidentielle « The Beast » pour gagner un bâtiment de la base. Les deux dirigeants y ont brièvement posé devant la presse, sans répondre aux questions.
Une conférence de presse commune, prévue plus tard dans la journée sous le slogan « Œuvrer pour la paix » (« Pursuing Peace »), devrait offrir aux deux chefs d’État l’occasion de s’exprimer. Aucun déplacement hors de la base n’est prévu.
Construite en 1941, Elmendorf-Richardson reste un site stratégique majeur depuis la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide, en raison de sa position face à la Russie de l’autre côté du détroit de Béring.
À son arrivée à Anchorage, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a provoqué un vif émoi sur les réseaux sociaux en arborant un sweat-shirt frappé du sigle « URSS ».
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com




























