L’Iran dispose aujourd’hui du plus vaste arsenal de missiles balistiques du Moyen-Orient, un pilier central de sa stratégie militaire et de dissuasion. Cet arsenal comprend une large gamme de missiles à courte, moyenne et longue portée, capables de frapper des cibles régionales, notamment Israël, et potentiellement certaines zones d’Europe.
Parmi les systèmes les plus avancés figurent les missiles Emad, dotés d’un guidage de précision et d’une portée d’environ 1 700 kilomètres, ainsi que le Khorramshahr, dont la portée est estimée entre 2 000 et 3 000 kilomètres. Ce dernier pourrait, selon les analystes, atteindre plusieurs capitales européennes. Le Kheibar Shekan, missile à propergol solide équipé d’une ogive manœuvrable, complique quant à lui les capacités d’interception des systèmes de défense antimissile.
Le programme balistique iranien connaît par ailleurs une évolution technologique notable. Téhéran affirme avoir développé des missiles hypersoniques, comme le Fattah, capable d’atteindre des vitesses comprises entre Mach 13 et Mach 15. Ce type de missile, manœuvrant aussi bien dans l’atmosphère qu’en dehors, est présenté par l’Iran comme conçu pour contourner les défenses antimissiles modernes.

En parallèle, l’Iran continue de produire ses missiles en grande quantité. Une partie significative de cet arsenal serait stockée dans des installations souterraines, régulièrement mises en avant par les médias d’État. Les autorités iraniennes ont également récemment démontré des capacités de lancement depuis des plateformes navales, renforçant la portée opérationnelle de leurs forces.
Alhassane Djaffa pour Yimbayanews.com




























