À seulement 22 ans, Aboubacar Camara a déjà connu un parcours marqué par les difficultés financières, l’abandon des études et l’apprentissage d’un métier manuel. Depuis 2018, ce jeune exerce dans un atelier afin de subvenir à ses besoins et soutenir sa famille.
Tout commence alors qu’il est encore élève. Confronté à des difficultés financières qui menacent la poursuite de sa scolarité, Aboubacar Camara décide de se lancer dans un métier manuel pour gagner de l’argent et prendre en charge une partie de ses frais scolaires.
Pendant plusieurs années, le jeune homme parvient à concilier études et travail. Entre les salles de classe et l’atelier, il s’efforce de poursuivre son rêve de réussite scolaire malgré la fatigue et les contraintes du quotidien.
Mais en 2023, son parcours prend un tournant décisif. Après son échec au baccalauréat, Aboubacar Camara choisit de mettre un terme à ses études pour se consacrer entièrement à son activité.
« Au début, je faisais ce travail pour pouvoir payer mes frais scolaires. Après mon échec au bac, j’ai décidé d’arrêter les études et de continuer à travailler pour subvenir à mes besoins et aider ma famille », confie-t-il.
Aujourd’hui, son quotidien se déroule dans un petit atelier, au milieu de la poussière, du bruit des outils et de l’odeur du bois. Marteau à la main, il mesure, ajuste et assemble avec précision. Au fil des années, les gestes sont devenus plus sûrs et le métier, autrefois considéré comme une activité complémentaire, est désormais sa principale source de revenus.
Chaque journée de travail représente pour lui une opportunité de gagner de quoi vivre, mais également de contribuer aux dépenses de sa famille.
Derrière ce parcours se dessine la réalité de nombreux jeunes confrontés à un difficile choix : poursuivre leurs études malgré les contraintes économiques ou entrer prématurément dans la vie active pour répondre aux besoins personnels et familiaux.

Pour Aboubacar Camara, l’atelier n’est désormais plus une simple solution provisoire. Il représente un savoir-faire, une source de revenus et surtout une possibilité de construire son avenir autrement.
Là où l’école s’est arrêtée, le travail a pris le relais.
Tâta Traoré pour Yimbayanews.com



























