La Coordination nationale de Tournons La Page (TLP-Guinée) monte au créneau. Dans une déclaration rendue publique le 19 février 2026 à Conakry, l’organisation se dit « profondément préoccupée » par l’arrestation de 24 personnes, dont 9 mineures, à la suite des manifestations pacifiques organisées les 16 et 17 février derniers à Siguiri.
Selon la Coordination, ces interpellations constituent des « arrestations arbitraires » et représentent une atteinte grave aux droits fondamentaux des citoyens, notamment à la liberté d’expression et de manifestation, garanties par la nouvelle Constitution.
Les manifestations visaient à dénoncer l’utilisation de machines lourdes dans l’exploitation minière clandestine, une pratique jugée préoccupante par de nombreux habitants de Siguiri. Les populations locales estiment que ces activités ont des conséquences néfastes sur l’environnement et les conditions de vie des communautés riveraines.
TLP-Guinée rappelle que la non-violence est un droit fondamental et que les citoyens ont la légitimité de protester pacifiquement contre les injustices et les atteintes à leur environnement. L’organisation insiste sur le fait que la défense du cadre de vie et des ressources naturelles relève d’un droit reconnu aux communautés affectées.

En conséquence, la Coordination nationale exige la libération « sans condition » de toutes les personnes arrêtées et l’abandon des poursuites judiciaires engagées à leur encontre. Elle appelle également les autorités locales de Siguiri à privilégier le dialogue avec les communautés concernées afin de parvenir à des solutions durables aux problèmes environnementaux et sociaux soulevés.
Mohamed said Azhary pour Yimbayanews.com



























