Confronté à une dégradation accélérée de l’environnement et à des tensions sociales croissantes dans la préfecture aurifère de Siguiri, l’État guinéen hausse le ton. Les autorités entendent désormais encadrer plus strictement l’orpaillage artisanal afin de restaurer l’ordre, protéger les écosystèmes et préserver la stabilité dans cette zone stratégique du pays.
En déplacement sur le terrain, le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a conduit une délégation ministérielle de haut niveau. À ses côtés figuraient le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, ainsi que le ministre directeur de cabinet de la Primature, Daouda Kamissoko.
Au bloc administratif de la préfecture, la délégation a multiplié les séances de travail avec les autorités préfectorales et régionales, ainsi qu’avec les commissions de défense et de sécurité. Objectif : dresser un état des lieux précis du secteur de l’orpaillage et identifier des réponses urgentes face aux dérives constatées.
Un message clair a été adressé aux acteurs locaux : l’État entend prévenir toute nouvelle dégradation environnementale et éviter l’escalade des tensions sociales. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à concilier développement économique, sécurité publique et préservation des ressources naturelles.
Parmi les mesures annoncées figurent le renforcement de la supervision administrative et sécuritaire des sites d’exploitation, l’amélioration des moyens logistiques des autorités locales et des campagnes de sensibilisation auprès des communautés sur les bonnes pratiques minières et la protection de l’environnement.

À travers cette mission, le Gouvernement affiche sa volonté de restaurer l’autorité de l’État, de consolider la paix sociale et de garantir que les ressources minières profitent durablement à la nation, dans le respect de la légalité et des équilibres écologiques. Les autorités appellent enfin l’ensemble des acteurs locaux et nationaux à s’engager pleinement dans cette dynamique de régulation et de développement durable.
Tâta Traoré pour Yimbayanews.com




























