Réuni en séance plénière sous la présidence de l’honorable Dr Dansa Kourouma, le Conseil National de la Transition (CNT) a examiné et délibéré sur la proposition de loi organique portant statut des anciens Présidents de la République, des anciens Chefs de l’État et de leurs conjoints. Une initiative présentée comme une étape importante dans le renforcement de l’architecture institutionnelle du pays.
Structuré en sept titres, le texte définit un cadre juridique encadrant les droits, avantages et obligations liés à l’après-mandat présidentiel. Selon ses promoteurs, il vise à garantir la dignité de la fonction suprême, à assurer la continuité de l’État et à prévenir d’éventuelles tensions liées à la fin de l’exercice du pouvoir.
Les défenseurs de la réforme estiment que ce dispositif ne constitue pas un privilège, mais s’inscrit dans une logique républicaine reconnue dans plusieurs démocraties. En prévoyant des garanties d’ordre matériel, financier et sécuritaire pour les anciens dirigeants, la loi entend instaurer un climat de confiance favorable à une transmission apaisée du pouvoir et à une gestion sereine de l’alternance démocratique.
Cette initiative est également présentée par ses soutiens comme le reflet de la volonté du Président Mamadi Doumbouya de renforcer les institutions et de moderniser la gouvernance. À travers ce texte, les autorités de la transition affichent leur ambition de consolider l’État de droit, en misant sur la prévisibilité des règles et la primauté des institutions.

Avec l’adoption de cette loi organique, la Guinée entend ainsi franchir un nouveau cap vers la consolidation démocratique, en faisant du statut des anciens chefs d’État un levier de stabilité, de cohésion nationale et de maturité politique.
Tâta Traoré pour Yimbayanews.com




























