La recomposition de la classe politique guinéenne connaît une nouvelle accélération. En cause, la récente déclaration de Bah Oury, leader de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG) et actuel Premier ministre, annonçant sa décision de « renoncer à l’UDRG en tant que parti politique » lors d’une rencontre avec des responsables politiques.
Cette sortie, qui a suscité de nombreuses interrogations, semble en réalité acter la fusion de l’UDRG au sein de la GMD, une entité appelée à se transformer en parti politique. La GMD regrouperait les mouvements et organisations ayant soutenu la candidature de Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle du 28 décembre. Une mission qui, selon le ministre secrétaire général de la Présidence, Amara Camara, aurait été confiée à Bah Oury par le chef de l’État, président de la Cinquième République.
Avec la disparition annoncée de l’UDRG de l’échiquier politique, des questions demeurent quant à l’avenir des Réformateurs, cette faction dissidente de l’UFDG qui avait rejoint l’UDRG. Leur adhésion à la GMD est-elle acquise ou conditionnelle ? Le choix qu’ils opéreront sera scruté de près, tant leur trajectoire politique a été marquée par des repositionnements successifs.
Les clarifications apportées par Lamarana Petty Diallo sur cette question n’ont, pour l’instant, pas dissipé les zones d’ombre. Les contours juridiques et politiques des Réformateurs, tout comme ceux du CERAG d’Ousmane Gaoual Diallo, restent flous. Dans un contexte où certains partis favorables à la candidature de Mamadi Doumbouya ont refusé la fusion, tandis que d’autres y ont souscrit, la publication d’une liste officielle des adhérents à la nouvelle formation apparaît désormais comme une nécessité.
Un tel exercice permettrait non seulement d’éclairer la position des anciens dissidents de l’UFDG, mais aussi de mesurer l’ampleur réelle du ralliement à la dynamique politique impulsée par le président Mamadi Doumbouya.
Malgré les incertitudes et les débats en cours, une chose est acquise : la recomposition de la classe politique guinéenne est bel et bien engagée, annonçant une reconfiguration durable du paysage partisan national.
Aicha Sylla pour Yimbayanews.com




























