Beyla, préfecture longtemps en marge du développement national, s’apprête à vibrer au rythme d’un hommage populaire inédit en l’honneur du Président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. Trois jours d’événements, du 17 au 20 août, pour saluer ce que les organisateurs qualifient de « renouveau historique » incarné par le chef de l’État.
Dans une déclaration empreinte de reconnaissance, les habitants de Beyla affirment leur gratitude envers le Général Doumbouya, qu’ils présentent comme « l’homme de la stabilité, du progrès et de l’unité ». Selon eux, sa gouvernance marque un tournant décisif pour cette localité souvent reléguée au second plan.
> « Grâce à sa clairvoyance, notre préfecture est entrée dans une nouvelle ère », affirment les organisateurs, évoquant des réalisations concrètes : création d’emplois, projets structurants, amélioration des services sociaux de base, et un regain d’activité économique palpable.
Trois dates symboliques
Le 17 août, un meeting géant est prévu dans la commune urbaine de Beyla, où une foule nombreuse est attendue pour manifester son soutien à la nouvelle Constitution et à la poursuite de la transition.
Le 18 août, un grand sacrifice traditionnel sera organisé à Moussadou, à une dizaine de kilomètres de Beyla. Un moment spirituel fort, destiné à invoquer la bénédiction des ancêtres pour la paix, l’unité nationale et la réussite du projet Simandou, considéré ici comme un « destin collectif ».
Le 20 août, c’est à Sinko que la mobilisation se déplacera, avec un autre rassemblement populaire ponctué de danses, de témoignages et d’hommages à la politique du Chef de l’État.
Un symbole inédit pour un hommage singulier
Un hommage particulier sera rendu au Président Doumbouya sous la forme d’un « totem sacré », un symbole forgé dans la tradition locale, et jamais auparavant remis à un chef d’État. Il est censé incarner la reconnaissance profonde des populations envers celui qu’elles qualifient de « garant de la stabilité ».
Pour les habitants de Beyla, cette mobilisation dépasse le cadre partisan. Elle s’inscrit dans un élan patriotique qu’ils veulent porter en exemple à l’ensemble du pays.
> « Le peuple suit parce qu’il voit, pas parce qu’il est aveugle. Il suit parce qu’il vit le changement », insiste-t-on dans les discours, en réponse aux critiques et aux doutes émis à l’encontre du processus de transition.
Dans un contexte politique national marqué par des tensions et des interrogations, Beyla entend donc faire entendre une voix forte et assumée : celle du soutien au Général Mamadi Doumbouya, à la nouvelle Constitution, et à la continuité de la transition.

« Beyla se lève, Beyla dit merci, Beyla dit oui », martèlent les slogans qui rythmeront ces trois journées, perçues localement comme un moment de communion et d’histoire en marche.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com




























