Les conditions de délivrance des visas pour les États-Unis devraient se durcir considérablement à partir de 2026. L’administration Trump a annoncé, mercredi, le gel des procédures de visas d’immigrants pour 75 pays à travers le monde, dont 26 États africains particulièrement concernés par ces nouvelles mesures.
Selon les autorités américaines, ce durcissement repose sur un dispositif articulé autour de quatre axes principaux.
Premièrement, l’instauration du « visa bond », un mécanisme imposant aux demandeurs le versement d’une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars. Cette somme serait remboursable sous certaines conditions.
Deuxièmement, une suspension de la délivrance des visas d’immigration pour 26 pays africains, effective à compter du 21 janvier, pour une durée indéterminée.
Troisièmement, une suspension partielle de certains types de visas. Dans ce cadre, les demandeurs pourraient toutefois continuer à obtenir des visas temporaires, notamment pour les affaires, les études ou la recherche.
Enfin, une suspension totale de tous les visas concernera 19 pays africains. Parmi eux figurent plusieurs États de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que le Tchad, le Soudan et la Libye.
Ces annonces suscitent déjà de vives réactions, notamment sur le continent africain, où de nombreux observateurs s’inquiètent des conséquences économiques, académiques et diplomatiques de ces nouvelles restrictions.
Tâta Traoré pour Yimbayanews.com




























