En Guinée, la question de la récupération des domaines de l’État et des opérations de déguerpissement continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique.
Depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), plusieurs actions ont été engagées pour récupérer des domaines appartenant à l’État guinéen. Ces opérations, menées dans différentes zones du pays, ont conduit à des déguerpissements jugés nécessaires par les autorités au nom du respect des normes urbanistiques et de la légalité foncière.
Cependant, certains observateurs et citoyens s’interrogent sur la situation de la Casse et du SIG Madina, des zones qui semblent, selon eux, ne pas être concernées par ces mesures, alors que des opérations similaires sont appliquées ailleurs.
Des interrogations sur l’égalité de traitement
Pour une partie de l’opinion, le déroulement actuel des déguerpissements donne l’impression que certaines localités bénéficieraient d’un traitement particulier, soulevant ainsi des interrogations sur l’équité dans l’application des décisions administratives. Ces critiques estiment que la loi et les normes de l’État devraient s’appliquer de manière uniforme, sans distinction géographique ou sociale.
À ce stade, les autorités n’ont pas officiellement communiqué sur les raisons spécifiques expliquant la situation de la Casse et du SIG Madina, laissant place à des débats sur la transparence et la cohérence de la politique de récupération des domaines publics.
Un enjeu de gouvernance et de justice sociale
La gestion des domaines de l’État et des déguerpissements demeure un enjeu majeur de gouvernance, touchant à la fois à l’urbanisme, à la justice sociale et à la confiance entre les citoyens et les institutions. De nombreux Guinéens appellent à une clarification des critères appliqués, afin de garantir une égalité de traitement sur l’ensemble du territoire national.
Tâta Traoré pour Yimbayanews.com




























