Des habitants se sont précipités dans des abris publics à Tel Aviv après le déclenchement de sirènes d’alerte signalant l’arrivée de missiles balistiques tirés depuis Iran en direction d’Israël.
Selon le ministère israélien des Finances, le coût économique du conflit pourrait atteindre environ 9,4 milliards de shekels par semaine si les restrictions nationales actuellement en vigueur sont maintenues.
Restrictions prolongées à l’échelle nationale
Lundi dernier, à la suite d’une nouvelle évaluation sécuritaire liée au conflit avec l’Iran, le Forces de défense israéliennes, via le Commandement du front intérieur, a décidé de prolonger les mesures d’urgence jusqu’à samedi soir.
Ces restrictions interdisent notamment les rassemblements publics, suspendent les activités éducatives et limitent les déplacements vers les lieux de travail, à l’exception des secteurs essentiels. Dans ce contexte, de nombreux employés sont contraints de télétravailler, tandis que les écoles restent fermées.
Le ministère des Finances plaide pour un assouplissement
Face aux pertes économiques, le directeur général du ministère des Finances, Ilan Rom, a adressé une lettre au chef du Commandement du front intérieur, le général Shai Klapper, demandant un assouplissement progressif des restrictions.
Selon lui, si la priorité demeure la sécurité nationale, l’arrêt quasi total de l’économie entraîne des coûts considérables. Il a également rappelé que l’économie israélienne subit déjà de fortes pressions depuis plus de deux ans, notamment en raison de la guerre contre Hamas et de l’augmentation des dépenses sécuritaires.
Vers un retour partiel à l’activité
Dans ce contexte, l’armée israélienne a annoncé un allègement progressif des mesures d’urgence. À partir de jeudi à midi, le niveau d’activité dans l’ensemble du pays passera d’un régime « essentiel » à un régime « limité ».


Les rassemblements jusqu’à 50 personnes seront autorisés et certaines activités professionnelles pourront reprendre, à condition que les lieux de travail se situent à proximité d’abris anti-aériens. Les établissements scolaires, en revanche, resteront fermés pour le moment.
Alhassane Camara pour Yimbayanews.com




























