Un acteur politique guinéen Faya Milimouno a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « dérives » dans le processus électoral en cours, accusant les autorités de s’inscrire dans une logique de « petite politique » marquée par des calculs en violation des lois.
Dans une déclaration relayée par plusieurs médias, l’opposant évoque un « mécanisme de construction d’un parti-État » qui viserait à concentrer l’ensemble des pouvoirs institutionnels. Selon lui, l’objectif serait de s’assurer une majorité écrasante au sein des futures institutions, notamment l’Assemblée et le Sénat, au point de transformer le système politique en un régime assimilable à « un empire » dirigé par un « monarque absolu ».
Il pointe également du doigt l’élargissement des prérogatives du président de la République Mamadi Doumbouya, estimant que de nouvelles dispositions lui confèrent davantage de pouvoir, y compris en matière législative.
Il accuse par ailleurs le Comité national du rassemblement pour le développement — qu’il associe au mouvement politique actuel malgré un changement d’appellation évoqué — de vouloir s’imposer comme la seule force dominante sur l’échiquier politique national.
Sur le plan électoral, il dénonce l’invalidation de plusieurs listes de son parti, le Bloc libéral, dans des localités de la région forestière, notamment à Guéckédou et Kissidougou. Il s’indigne en particulier du rejet d’une liste conduite par une femme à Kissidougou, y voyant une contradiction avec les discours en faveur de la promotion du leadership féminin.
L’opposant affirme également que certaines listes n’auraient pas été transmises à Conakry pour examen, mettant en cause la transparence du processus.
Autre grief soulevé : la mise en place d’une commission électorale sans représentation des acteurs en compétition, en contradiction, selon lui, avec les dispositions légales en vigueur. Il critique aussi la fixation des quotients électoraux, jugés « fantaisistes », en évoquant une hausse significative des coûts de participation par rapport aux élections de 2018.

Face à cette situation, l’opposant appelle à une vigilance accrue afin d’éviter, selon ses termes, une « dérive » du système politique, tout en réaffirmant l’attachement de son parti aux principes démocratiques et à l’État de droit.
Mohamed said Azhary pour Yimbayanews.com




























