À la faveur des quatre sièges obtenus à l’Assemblée nationale, le parti AGN a présenté, ce dimanche lors d’une conférence de presse organisée à son siège, sa vision politique et économique pour la Guinée. Les responsables du mouvement ont notamment détaillé leurs orientations idéologiques ainsi que leurs propositions en matière de gouvernance et de gestion des finances publiques.
Face aux défis de développement du pays, les dirigeants de l’AGN revendiquent une approche fondée sur le pragmatisme, le progressisme et le réalisme. Selon eux, la vie politique est avant tout marquée par une confrontation d’idées et de modèles de société, mais les solutions aux problèmes de la Guinée doivent être adaptées aux réalités nationales plutôt qu’à des doctrines figées.
Abordant les modèles libéral et socialiste, les responsables du parti ont rappelé que le premier privilégie l’initiative privée tandis que le second accorde un rôle prépondérant à l’État dans la production et la redistribution des richesses. Pour l’AGN, aucun de ces systèmes ne constitue à lui seul une réponse adéquate aux besoins du pays.
« L’État ne peut pas tout produire ni tout redistribuer, mais il ne doit pas non plus être absent de l’activité économique », ont-ils affirmé, plaidant pour un équilibre entre l’action publique et le dynamisme du secteur privé.
Le parti estime également que la Guinée, en raison de son immense potentiel minier, doit maintenir le contrôle de certains secteurs stratégiques tout en favorisant les investissements privés, tant nationaux qu’étrangers.

Sur le volet des finances publiques, l’AGN considère que la mobilisation des ressources demeure le principal défi de l’État guinéen. Ses responsables ont souligné que le budget national est passé d’environ 1,5 milliard de dollars en 2009 à 2,4 milliards de dollars en 2021, avant d’atteindre près de 8 milliards de dollars sous les autorités actuelles.
Tout en saluant cette progression, ils estiment que ces ressources restent insuffisantes pour répondre aux besoins d’une population de plus de 15 millions d’habitants. À cet effet, ils ont comparé le budget guinéen à ceux du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, jugés nettement plus élevés.
Dans la perspective de leur participation aux travaux parlementaires, les responsables de l’AGN annoncent vouloir défendre la mise en place d’une planification budgétaire pluriannuelle. Ils préconisent notamment l’adoption de budgets-programmes sur plusieurs années afin de garantir une meilleure visibilité dans l’exécution des politiques publiques et le financement durable des projets de développement.

Le parti assure enfin disposer de propositions concrètes pour renforcer les finances publiques et améliorer les conditions de vie des citoyens. Ses élus promettent de porter ces réformes au sein de l’Assemblée nationale afin d’accroître les ressources de l’État et de répondre plus efficacement aux attentes des populations.
Mohamed said Azhary pour Yimbayanews.com




























