Le procès de l’activiste Bella Bah se poursuit ce mardi devant le tribunal correctionnel de Dixinn. À l’issue des débats, le procureur a requis une peine d’un an d’emprisonnement à son encontre, après son interpellation pour des propos jugés offensants à l’égard de responsables religieux.
Au cours de l’audience, le premier imam de la mosquée Fayçal a exprimé son pardon à Bella Bah. Il a indiqué ne pas souhaiter que le jeune activiste reste en détention en son nom, le considérant comme son « fils ». Il a également appelé les autorités à privilégier l’apaisement et le calme dans le traitement de cette affaire.
De son côté, Bella Bah affirme avoir déjà présenté ses excuses et demandé pardon avant même l’intervention de l’imam.
À la barre, l’activiste a également dénoncé ses conditions de détention. Il affirme notamment avoir été privé de nourriture pendant quatre jours durant sa garde à vue et avoir partagé une cellule avec des personnes poursuivies ou condamnées pour de graves infractions.
Alors que le parquet a requis un an d’emprisonnement, la défense devrait poursuivre ses arguments en faveur de l’apaisement et du respect des droits de l’accusé.

Le dossier est désormais entre les mains du tribunal, qui devra se prononcer conformément à la loi. Dans ce contexte, les appels au calme et au pardon se multiplient afin que l’affaire connaisse une issue pacifique, dans le respect des droits de toutes les parties.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com



























