ABIDJAN — Le ciel d’Abidjan était chargé d’émotion, ce jeudi 8 octobre, au cimetière de Williamsville, où l’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré a été inhumé, loin de sa terre natale.
Décédé le 25 septembre à Paris, à l’âge de 81 ans, le président de l’Union des forces républicaines (UFR) repose désormais en Côte d’Ivoire, conformément à la volonté de sa famille.
Dans le recueillement, proches, militants, responsables politiques et personnalités venues des deux rives ont accompagné le défunt jusqu’à sa dernière demeure. Parmi les présents, Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, est venu rendre un dernier hommage à celui qui fut pendant de nombreuses années un compagnon de lutte au sein de l’opposition guinéenne. Le gouvernement ivoirien était également représenté au plus haut niveau.
Né en Côte d’Ivoire, Sidya Touré avait occupé les fonctions de Premier ministre de Guinée de 1996 à 1999, avant de poursuivre une longue carrière politique à la tête de l’UFR. Ces dernières années, il avait vécu à Abidjan, où il s’était installé en exil.
Ce jeudi, la Côte d’Ivoire lui a ainsi offert un dernier hommage, dans une atmosphère empreinte de dignité et de solennité.


Mais au-delà de la cérémonie funéraire, le choix d’une sépulture en terre ivoirienne rappelle aussi une réalité politique et personnelle : Sidya Touré, figure majeure de la vie politique guinéenne, n’aura finalement pas été inhumé en Guinée.
Un symbole fort, qui pourrait continuer de résonner bien au-delà de cette dernière pelletée de terre.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com






























