L’appel au boycott du récent référendum constitutionnel par l’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo suscite de vives interrogations dans la sphère politique. Pour ses critiques, cette décision illustre une contradiction majeure dans son discours et marque un recul de son influence au sein de l’opposition.
En réclamant la fin de la transition tout en refusant de prendre part au processus référendaire censé l’achever, l’ancien Premier ministre se retrouve au cœur d’un paradoxe politique. Une posture que d’aucuns interprètent comme un aveu de faiblesse face à un processus qu’il n’a pas pu infléchir. « Refuser de participer, c’est céder le terrain au pouvoir et se priver d’un levier de contestation », estiment certains observateurs.
Du côté de ses partisans, la déception est palpable. Beaucoup attendaient de leur leader une mobilisation active à un moment jugé décisif pour l’avenir du pays. En choisissant le retrait, Cellou Dalein Diallo prend le risque de voir son autorité politique s’éroder davantage.
Ce choix relance plus largement le débat sur l’avenir de l’opposition guinéenne, à la recherche d’une stratégie cohérente et d’un leadership capable de conjuguer participation et force de proposition. Alors que la Guinée amorce une nouvelle étape de son histoire institutionnelle, l’absence des principales forces de l’opposition interroge sur leur rôle et leur capacité à peser dans la vie démocratique.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com




























