À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, célébrée ce 19 août, l’occasion est donnée de rappeler le rôle essentiel de l’image dans la préservation de la mémoire collective et la valorisation du patrimoine tchadien.
Bien plus qu’un simple cliché, la photographie constitue un véritable outil de mémoire, d’histoire, de témoignage, d’art et de patrimoine. Depuis la présentation publique du daguerréotype à Paris en 1839, elle accompagne les grandes évolutions du monde et permet de conserver des instants que le temps pourrait autrement effacer.
Au Tchad, le potentiel est immense. Peuples, traditions, paysages, cérémonies, artistes, sportifs, femmes, hommes, événements historiques et scènes du quotidien constituent autant de sujets susceptibles d’alimenter une mémoire photographique nationale. Chaque image réalisée par un photographe tchadien peut ainsi devenir, au fil du temps, une pièce importante de la mémoire collective.
Mais pour permettre à la photographie tchadienne de se développer davantage, encore faut-il lui accorder la valeur qu’elle mérite. Cela passe notamment par la reconnaissance du travail des photographes, le respect de leur savoir-faire et le soutien à leurs projets. Une photographie professionnelle ne se résume pas à un simple clic : elle repose sur un regard, une maîtrise technique, du matériel, du temps et surtout une véritable vision.
Dans plusieurs pays, la Journée mondiale de la photographie est également l’occasion d’organiser des expositions, des ateliers, des rencontres et des activités culturelles consacrées à l’image. Une dynamique dont le Tchad pourrait également s’inspirer.
Pourquoi ne pas envisager, à l’avenir, de grandes expositions photographiques consacrées au Tchad, afin de permettre aux citoyens de découvrir leur pays à travers le regard de ses propres photographes et de montrer au monde la richesse de son patrimoine ?
Cette ambition ne relève pas uniquement des photographes. Elle concerne également les institutions, les entreprises, les médias, les acteurs culturels, les artistes et l’ensemble des citoyens.
Donner à la photographie une place plus importante dans la société tchadienne, c’est aussi faire en sorte que les images ne restent pas uniquement stockées sur des téléphones ou diffusées sur les réseaux sociaux. Elles doivent pouvoir trouver leur place dans les galeries, les musées, les livres et, surtout, dans l’histoire.

Car photographier aujourd’hui, c’est aussi transmettre aux générations futures la mémoire d’un pays, de son peuple et de son époque.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com




























