Les tensions entre Téhéran et Tel-Aviv continuent de s’exacerber. Lundi 29 septembre, la justice iranienne a annoncé l’exécution à l’aube de Choubi Asl, présenté comme « l’un des plus importants espions » d’Israël. Selon les autorités, il aurait eu un accès direct à des « bases de données vitales et souveraines » et collaboré étroitement avec le Mossad, le service de renseignement extérieur israélien.
Cette exécution intervient dans un contexte de forte hostilité entre les deux pays. En juin dernier, un conflit armé de douze jours avait opposé l’Iran et Israël, déclenché par une série de frappes israéliennes sans précédent sur le territoire iranien, visant notamment des sites militaires et liés au programme nucléaire. Téhéran avait répliqué par des tirs de missiles et des attaques de drones.
Depuis, les autorités iraniennes multiplient les procès expéditifs contre des personnes soupçonnées de collaboration avec Israël. Plusieurs arrestations ont été annoncées, dont celle de vingt individus le 9 août dernier. Quelques jours auparavant, un autre condamné, Roozbeh Vadi, accusé d’avoir livré des informations sur un scientifique du nucléaire tué lors du conflit, avait également été exécuté.

Parallèlement à ces annonces judiciaires, les forces spéciales iraniennes « Fatehin », appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique, ont mené des exercices militaires simulant la destruction d’une base israélienne. Un signal clair, selon les observateurs, de la volonté de Téhéran de préparer ses troupes à une éventuelle reprise des hostilités.
Alhassane Djaffa pour Yimbayanews.com




























