Bouaké, 12 août 2026 — La première journée du Forum sous-régional ouest-africain sur la Paix, la Sécurité et les Droits de l’Homme s’est tenue à Bouaké dans une atmosphère à la fois solennelle, fraternelle et engagée. La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs délégations venues de la sous-région, des autorités administratives et politiques, des représentants de la société civile, des acteurs communautaires, des partenaires ainsi que de nombreuses personnalités.
La délégation guinéenne a également pris part aux différentes activités inscrites au programme de cette première journée, consacrée au lancement officiel du Forum et à plusieurs initiatives institutionnelles, culturelles, sociales et économiques.
Une ouverture placée sous le signe de l’unité
La cérémonie officielle a débuté par l’exécution de l’Hymne national, en présence des autorités, des délégations participantes et des invités. Ce moment protocolaire a donné le ton à une rencontre placée sous le signe de la souveraineté, de l’unité et de la fraternité entre les peuples ouest-africains.
À la suite de cette séquence solennelle, une prestation culturelle a été proposée au public. À travers l’art et les traditions locales, cette animation a mis en valeur la richesse culturelle de la région et rappelé le rôle de la culture dans le rapprochement des peuples, le dialogue et la cohésion sociale.
Le COPIL appelle au dialogue et à la coopération
Prenant la parole, le président du Comité de pilotage (COPIL) a souhaité la bienvenue aux participants et salué la mobilisation des différentes délégations autour de ce rendez-vous sous-régional.
Dans son intervention, il a notamment mis en avant l’importance du Forum comme espace de dialogue, de réflexion et de partage d’expériences sur les enjeux liés à la paix, à la sécurité et aux droits de l’Homme. Il a également exprimé sa reconnaissance aux autorités, partenaires, délégations et acteurs ayant contribué à la tenue de l’événement.
Les différentes allocutions des autorités ont, pour leur part, porté sur les défis liés à la consolidation de la paix, au renforcement de la sécurité, à la promotion des droits fondamentaux et au développement de la coopération entre les États ouest-africains.
Les intervenants ont insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue, la prévention des conflits, la cohésion sociale et le respect des droits de l’Homme, considérés comme des leviers essentiels au développement économique et social de la sous-région.
Une marche en blanc pour la paix
Autre temps fort de cette première journée : la marche en blanc organisée à l’issue de la cérémonie officielle.
À travers cette initiative symbolique, les participants ont exprimé leur attachement à la paix, à la solidarité et au vivre-ensemble. La mobilisation des différentes délégations, notamment étrangères, a renforcé la dimension sous-régionale de l’événement et traduit une volonté collective de promouvoir une société fondée sur la tolérance et le respect des droits de chacun.
Le savoir-faire local à l’honneur
La journée s’est également poursuivie avec l’ouverture officielle d’un marché artisanal. Cet espace a permis de mettre en lumière le savoir-faire des artisans ainsi que les produits culturels et artisanaux de la région.
Au-delà de sa dimension culturelle, le marché artisanal a constitué une plateforme de promotion des initiatives économiques locales et de valorisation des savoir-faire. Une manière de faire le lien entre les objectifs de paix et de cohésion sociale et les enjeux de développement économique.
La Guinée au rendez-vous
Présente aux principales activités de cette première journée, la délégation guinéenne a notamment participé à la cérémonie officielle, à la marche en blanc et à l’ouverture du marché artisanal.
Cette participation traduit l’engagement de la République de Guinée dans les initiatives visant à renforcer le dialogue, la coopération et les échanges entre les pays de la sous-région autour des questions de paix, de sécurité et de droits de l’Homme.
Plusieurs enseignements à retenir
Au terme de cette première journée, plusieurs constats se dégagent :

la forte mobilisation des acteurs autour des enjeux de paix et de sécurité, l’importance accordée au dialogue et à la coopération sous-régionale, ainsi que la nécessité de promouvoir davantage la culture de la paix et la cohésion sociale.

Le rôle de la culture dans le rapprochement des peuples et la valorisation des activités artisanales et économiques locales ont également été mis en évidence.

La première journée du Forum aura ainsi permis de poser les bases d’un espace d’échanges consacré aux défis auxquels l’Afrique de l’Ouest est confrontée, tout en mettant l’accent sur la prévention des conflits, le respect des droits fondamentaux et la coopération entre les États.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com




























