Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme poursuit ses opérations de contrôle et d’évaluation des services judiciaires et pénitentiaires à l’intérieur du pays. Conduite par l’inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires, Ibrahima Soumah, la mission a notamment sillonné Kérouané, Beyla, Lola, Yomou, N’Zérékoré, Macenta et Guéckédou.
Dans le cadre du suivi du fonctionnement des institutions judiciaires et pénitentiaires, une mission d’inspection conduite par Ibrahima Soumah, inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires, a effectué une série de visites de terrain dans plusieurs localités de l’intérieur de la Guinée.
Les 10 et 11 octobre 2026, la délégation s’est rendue au tribunal de première instance (TPI) de Kérouané, ainsi qu’aux justices de paix et aux maisons d’arrêt de Beyla et de Lola.
Le 12 octobre, les inspections se sont poursuivies à la justice de paix de Yomou, avant de se poursuivre au tribunal de première instance et à la Maison centrale de N’Zérékoré. La mission a ensuite étendu ses activités aux juridictions et établissements pénitentiaires de Macenta et de Guéckédou.

Le fonctionnement des services et l’état des infrastructures au cœur des inspections
Au cours de ces différentes étapes, les membres de la délégation ont procédé à un examen du fonctionnement des juridictions et des établissements pénitentiaires visités. L’objectif était notamment d’apprécier les conditions de travail des services, d’identifier les difficultés rencontrées et de recenser les besoins prioritaires.
Les inspecteurs se sont également intéressés aux infrastructures judiciaires et pénitentiaires en cours de réalisation, ainsi qu’aux chantiers à l’arrêt. Ces visites doivent permettre d’évaluer le niveau d’avancement des travaux, de relever les éventuels obstacles à leur exécution et de mieux cerner les mesures nécessaires à leur poursuite.
Une délégation composée de plusieurs responsables du secteur judiciaire
La mission comprend plusieurs cadres du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, dont Alseny Bah, directeur national des Affaires civiles et du Sceau ; Alpha Kabinet Kaba, directeur national des Infrastructures judiciaires et pénitentiaires ; Boubacar Baldé, directeur général du Casier judiciaire central ; et Ansoumane Aminata Fofana, directeur national adjoint de l’Éducation surveillée et de la Protection judiciaire de la jeunesse.

La présence de ces responsables traduit une approche impliquant plusieurs services dans l’évaluation des réalités du terrain, notamment en matière de fonctionnement administratif, d’infrastructures et de prise en charge des personnes relevant du système judiciaire.
Vers un renforcement du contrôle des institutions judiciaires
À travers cette mission de proximité, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme entend renforcer le contrôle, le suivi et l’évaluation des juridictions et des établissements pénitentiaires. La démarche vise également à identifier les insuffisances constatées sur le terrain et à favoriser la mise en œuvre de mesures correctives adaptées.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’amélioration du service public de la justice en Guinée. Elle ambitionne notamment de renforcer l’efficacité des institutions judiciaires et pénitentiaires, d’améliorer les conditions de fonctionnement des services et de contribuer au respect des droits des justiciables.
Tâta Traoré pour Yimbayanews.com






























