Le président, le Général Mamadi Doumbouya, a annoncé une réforme majeure dans le secteur minier guinéen en mettant un terme à l’exportation de l’or brut. Désormais, tout l’or extrait du sous-sol guinéen devra être raffiné localement avant d’être exporté vers les marchés internationaux.
Cette décision a été rendue publique lors d’une rencontre tenue au Palais Mohammed V avec les principales sociétés minières opérant dans l’exploitation aurifère en Guinée. Les entreprises concernées sont désormais tenues de transformer leur production sur le territoire national avant toute commercialisation à l’étranger.
Pour le chef de l’État, cette mesure vise à corriger une situation jugée injuste pour le pays.
« Pendant des décennies, la Guinée a figuré parmi les terres les plus riches du continent africain et pourtant, elle est restée confrontée à la pauvreté. Chaque jour, notre or quitte le sous-sol guinéen à l’état brut pour être transformé ailleurs, privant ainsi notre économie de la valeur ajoutée, des emplois et des retombées industrielles », a déclaré Mamadi Doumbouya.
Afin d’accompagner cette nouvelle orientation, le président a mis en avant la création de la Nimba Gold Refinery, présentée comme l’une des raffineries d’or les plus modernes du continent. Selon les autorités, l’infrastructure disposera d’une capacité de traitement comprise entre 2 000 et 4 000 kilogrammes d’or par jour et garantira une meilleure traçabilité ainsi qu’une réduction significative des pertes lors du raffinage.
« Nous avons construit en Guinée une raffinerie moderne qui sera opérationnelle dans les prochains jours. Cette infrastructure marque le début d’une nouvelle ère. Désormais, l’or guinéen sera fondu, certifié et valorisé en Guinée avant son exportation », a-t-il affirmé.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transformation locale des ressources minières et d’accroître les retombées économiques du secteur pour le pays.


Selon le classement de Gold Buyers Africa, la Guinée occupait en 2025 la huitième place des producteurs d’or en Afrique, avec une production estimée à 500 000 onces, soit environ 14 tonnes métriques.
Mohamed said Azhary pour Yimbayanews.com



























