Le Syndicat national de l’engagement franco-arabe de Guinée a tenu, ce samedi, une conférence de presse à Conakry. Objectif : alerter l’opinion nationale et internationale sur les difficultés auxquelles fait face le système éducatif guinéen, en particulier l’enseignement franco-arabe.
Dans sa déclaration, le syndicat a rappelé l’esprit de refondation prôné par le président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya, qui avait affirmé dès son arrivée au pouvoir que « la justice est la boussole de tous les Guinéens ». Selon les responsables syndicaux, ce principe doit aussi s’appliquer à la justice sociale dans le domaine éducatif.
À cet effet, deux revendications majeures ont été formulées à l’endroit des autorités, notamment du Premier ministre Bah Oury et de son gouvernement. La principale porte sur la participation des élèves issus du système franco-arabe aux concours d’entrée dans les prytanées militaires, en Guinée comme à l’étranger.
Pour la session 2025 du Certificat d’études élémentaires (CEE), 26 327 candidats provenant de ce système, dont 8 093 filles, ont pris part à l’examen. Avec un taux de réussite de 56,14 %, ce sont 13 801 admis qui, malgré leurs résultats, restent exclus des concours militaires depuis trois éditions.

Le syndicat sollicite donc que ces élèves puissent, dès la prochaine session, bénéficier des mêmes opportunités que leurs camarades des autres filières.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com




























