L’entrée en fonction du Général Mamadi Doumbouya comme Président élu de la République de Guinée suscite de fortes attentes au sein de la population, notamment en matière d’État de droit, d’indépendance de la justice et de respect des valeurs républicaines.
Dans ce contexte, l’Honorable Mohamed Lamine Diallo, connu sous le nom de Mamadou Thug, artiste comédien et membre du Conseil National de la Transition (CNT), tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de « dérives graves » menaçant la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.
Des propos jugés offensants et dangereux pour la cohésion nationale
Selon lui, depuis décembre 2024, un individu se présentant comme artiste diffuse régulièrement sur les réseaux sociaux des propos outrageants, injurieux et attentatoires à la dignité des Guinéens, visant parfois certaines communautés. Des contenus largement relayés en ligne et considérés comme une menace directe pour la cohésion nationale dans un pays marqué par sa diversité ethnique et culturelle.
Face à ces faits, Mohamed Lamine Diallo affirme avoir saisi la justice en déposant une plainte transmise au Procureur de la République et à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). Il indique avoir été auditionné en février 2025, dans le cadre d’une procédure qu’il estimait conforme aux règles en vigueur.
Une interpellation suivie d’une libération controversée
Les éléments de preuve, notamment des vidéos incriminées, ont ensuite été transmis à l’OPROGEM, qui a procédé à l’interpellation de l’individu concerné. Toutefois, ce dernier aurait été remis en liberté moins de vingt-quatre heures plus tard, une décision qui, selon le plaignant, aurait été justifiée par une supposée « instruction venue d’en haut ».
Cette libération rapide suscite de nombreuses interrogations : qui protège certains individus au point de leur garantir une apparente impunité ? Et comment expliquer que des atteintes présumées à l’unité nationale restent sans suite judiciaire claire ?
Une dénonciation de l’impunité et des interventions inappropriées
L’élu du CNT rappelle avoir déjà alerté, plus d’un an auparavant, plusieurs hauts responsables de l’État sur la gravité de ces agissements, preuves à l’appui. Il déplore aujourd’hui la persistance de ces comportements, qu’il attribue à une complaisance, à une passivité, voire à des interventions inappropriées de certains responsables.
Estimant que cette situation affaiblit la justice et nuit à l’image de l’État, Mohamed Lamine Diallo dit avoir choisi de rendre publique sa tribune par devoir moral et citoyen.
Un appel direct au Président de la République
L’artiste et parlementaire appelle le Président Mamadi Doumbouya à garantir une justice indépendante, forte et égale pour tous, sans distinction de notoriété ou de statut social. Il souligne qu’aucune expression artistique ni aucune influence ne peut justifier l’insulte, la provocation ou la stigmatisation des communautés.
Il juge enfin préoccupant que des fauteurs de troubles bénéficient parfois de davantage de considération que des acteurs essentiels au développement du pays, tels que les enseignants, les médecins, les agriculteurs, les étudiants ou les professionnels de la culture.
Pour l’Honorable Mohamed Lamine Diallo, la crédibilité de la mandature présidentielle et la stabilité du pays passent impérativement par le respect strict des lois de la République et par la fin de toute forme d’impunité.
Mamadou Thug sur Yimbayanews.com




























