Le Festival scolaire de Guinée (FESCOGUI) 2027 tiendra sa première édition du 25 au 31 janvier 2027 à Conakry, avec la participation annoncée de 32 établissements scolaires. Initiée par Mohamed Socra Camara, coordinateur général du festival, cette initiative entend faire de l’école un espace d’expression, de créativité, de formation et de valorisation des talents de la jeunesse guinéenne. Le programme sera clôturé par une grande finale prévue le 11 mars 2027 au Palais du Peuple.
Lors d’une conférence de presse consacrée au lancement de cette première édition, les organisateurs ont présenté les grandes lignes d’un projet qui ambitionne de rapprocher l’éducation, la culture et les défis du développement national.
Miser sur le capital humain pour construire la Guinée
Pour Mohamed Socra Camara, le FESCOGUI repose sur une conviction forte : l’avenir de la Guinée ne dépend pas uniquement de ses ressources naturelles, mais également de la qualité de son capital humain, de l’intelligence de sa jeunesse et de sa capacité à innover, à créer et à entreprendre.
Dans un contexte où le pays affiche de grandes ambitions de développement, notamment à travers le programme Simandou 2040, le coordinateur général estime qu’il est essentiel de placer l’éducation, la formation, la créativité et l’épanouissement des jeunes au cœur des priorités nationales.
« Le Festival scolaire de Guinée n’est pas simplement une manifestation culturelle ou une compétition entre établissements. C’est un cadre de formation, d’expression, de découverte et de valorisation des compétences de nos élèves », a-t-il expliqué.
À travers cette initiative, les promoteurs souhaitent démontrer que l’excellence scolaire ne se mesure pas uniquement aux notes obtenues en classe. Elle se traduit également par la capacité à argumenter, à lire, à écrire, à prendre la parole en public, à travailler en équipe et à respecter les opinions des autres.
L’ambition est ainsi de faire de l’école un espace vivant, où le savoir rencontre la créativité, où la culture dialogue avec l’éducation et où la compétition devient un moyen de stimuler l’émulation positive entre les élèves.
Sept jours d’activités éducatives et culturelles

Pour cette première édition expérimentale à Conakry, les organisateurs annoncent la participation de 32 établissements scolaires. Les activités se dérouleront du 25 au 31 janvier 2027, aux Arènes du 2-Octobre et au Palais de la Paix, selon le programme présenté lors de la conférence de presse.
Le calendrier prévoit plusieurs temps forts :
– Les 25 et 26 janvier : des panels de formation destinés aux participants ;
– Les 27 et 28 janvier : des conférences-débats et des expositions ;
– Du 29 au 31 janvier : les différentes épreuves de la compétition scolaire.
Les élèves seront notamment évalués à travers des activités telles que le face-à-face interscolaire, la dictée, le génie culturel, le grand débat interscolaire, le théâtre, la poésie et le karaoké.
Une place importante sera également accordée à la sensibilisation, notamment sur les difficultés à susciter et à maintenir l’intérêt des jeunes pour l’école.
Selon les organisateurs, ces différentes activités permettront aux participants de développer leur esprit critique, leur éloquence, leur créativité, leur confiance en eux et leur sens de la responsabilité citoyenne.
La grande finale du FESCOGUI 2027 est annoncée pour le 11 mars 2027 au Palais du Peuple. Elle devrait marquer l’aboutissement de cette compétition et célébrer les talents, le mérite et l’excellence scolaire.
La sécurité des élèves, une priorité pour le comité d’organisation
Au-delà du programme, le comité d’organisation entend mettre un accent particulier sur la qualité de l’encadrement et le bon déroulement des activités.
Un représentant du comité a insisté sur la nécessité de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des enfants et des adolescents qui participeront à cette rencontre.
« Le comité va prendre l’engagement auprès des établissements, des autorités et des parents d’élèves pour d’abord assurer la sécurité des enfants », a-t-il indiqué.
Contrairement aux activités concentrées sur une seule journée, le FESCOGUI s’étendra sur plusieurs jours, avec une succession d’épreuves et de rencontres. Cette configuration nécessite, selon les organisateurs, une préparation administrative et logistique rigoureuse.
Le comité prévoit ainsi de prendre contact avec les établissements scolaires concernés, de leur transmettre les courriers officiels et d’attendre leurs réponses avant de procéder à la mobilisation des candidats.
Un dispositif de suivi est également envisagé pour accompagner les écoles participantes tout au long du processus. Les organisateurs souhaitent aller au-delà des simples échanges administratifs en établissant une véritable proximité avec les établissements, les enseignants et les élèves.
L’objectif est de garantir une compétition organisée dans les meilleures conditions, où les écoles ne se considèrent pas comme des adversaires, mais plutôt comme des partenaires appelés à contribuer ensemble à l’avenir du pays.
Simandou 2040 au cœur de la sensibilisation
Le FESCOGUI se veut également un cadre d’initiation des élèves aux enjeux actuels de la Guinée. Le programme Simandou 2040 devrait ainsi servir de référence pour certaines activités de réflexion et de sensibilisation.
Pour les organisateurs, il s’agit d’aider les jeunes à mieux comprendre les transformations en cours dans le pays et à établir un lien entre leur quotidien, leur parcours scolaire et les perspectives de développement national.
Cette démarche repose sur l’idée que l’éducation ne doit pas être dissociée de la culture. La connaissance du patrimoine culturel, des valeurs et de l’histoire du pays constitue, selon le comité, un élément important dans la formation des futurs citoyens.
À travers les débats, les conférences et les différentes épreuves, les élèves seront donc invités à réfléchir aux enjeux de la société guinéenne et à leur propre contribution à la construction nationale.
Le comité souhaite également favoriser les échanges entre élèves, anciens élèves et enseignants, tout en créant des passerelles entre l’école, la culture et le monde du travail.
Un appel à la mobilisation des partenaires
Conscients que la réussite d’un tel projet ne peut reposer uniquement sur ses initiateurs, les responsables du FESCOGUI lancent un appel à la mobilisation des autorités publiques, des institutions éducatives, des responsables d’établissements, des enseignants, des parents d’élèves, des entreprises et des partenaires culturels.
Pour Mohamed Socra Camara, accompagner le festival revient à investir dans une génération mieux préparée, plus responsable, plus créative et davantage consciente de son rôle dans le développement national.
La vision des promoteurs est de faire du FESCOGUI un rendez-vous de référence de l’excellence scolaire en Guinée, un espace durable de révélation des talents et une plateforme d’accompagnement des ambitions de la jeunesse.
« Votre talent compte, votre voix compte, votre avenir compte », a rappelé le coordinateur général à l’endroit des jeunes Guinéens, dans un message qui résume l’esprit de cette initiative.
Faire de l’excellence scolaire une ambition collective
Avec cette première édition, le FESCOGUI entend contribuer à la promotion d’une école plus dynamique, capable de valoriser les compétences qui dépassent le cadre strictement académique.


Les organisateurs invitent les établissements à préparer leurs équipes, les partenaires à associer leur image à cette initiative et les parents ainsi que les enseignants à continuer d’accompagner les efforts et les ambitions des élèves.
Au-delà des trophées et des distinctions, le festival ambitionne de transmettre aux participants des valeurs de discipline, de solidarité, de respect et de responsabilité citoyenne.
Le rendez-vous est donc pris du 25 au 31 janvier 2027 à Conakry, avant la grande finale annoncée le 11 mars au Palais du Peuple.
« Révéler les talents, construire la Guinée » : tel est le mot d’ordre du FESCOGUI 2027, qui entend faire de la jeunesse et de l’excellence scolaire des leviers essentiels de transformation sociale et de développement national.
Mohamed Said Azhary pour Yimbayanews.com






























