Le Cameroun aurait conclu un accord avec l’administration de Donald Trump prévoyant une aide militaire américaine estimée à 35 millions de dollars, en contrepartie de l’accueil de migrants expulsés des États-Unis.
Selon les informations rapportées, cette assistance serait notamment destinée au Bataillon d’intervention rapide (BIR), une unité d’élite des forces armées camerounaises régulièrement mise en cause par des organisations de défense des droits humains pour des violations présumées.
Dans le cadre de cet accord, Washington prévoirait notamment la livraison de véhicules blindés aux forces camerounaises.

Cette entente présumée suscite déjà des réactions critiques à Washington. Plusieurs élus américains dénoncent un possible échange entre soutien militaire et coopération dans la politique d’expulsion des migrants menée par l’administration Trump.
Le Cameroun ne serait d’ailleurs pas un cas isolé. Une douzaine de pays africains auraient conclu des arrangements similaires avec les États-Unis, acceptant d’accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés du territoire américain en contrepartie d’une assistance ou d’avantages accordés par Washington.

Un dossier qui soulève des interrogations sur les contreparties diplomatiques, les enjeux sécuritaires et le respect des droits fondamentaux dans le cadre de la politique migratoire américaine.
Alhassane Camara pour Yimbayanews.com






























